Les députés du parti Pastef ont annoncé leur refus de voter la loi de finances rectificative pour 2026, après des révélations sur des coupes budgétaires importantes. Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a exprimé son déni face aux allégations de réduction de plus de 500 milliards de francs CFA dans l’investissement. Cette décision intervient après des discussions intenses entre les membres du parti et les responsables du gouvernement.

La loi de finances rectificative, qui vise à ajuster les prévisions budgétaires, a été soumise à l’Assemblée nationale en octobre 2026. Les députés de Pastef, qui détiennent une majorité au sein de l’Assemblée, ont refusé de se prononcer sur le texte, affirmant qu’il contient des coupes qui affectent les projets prioritaires du pays. Ousmane Sonko a souligné que ces réductions compromettent la stabilité économique et la croissance.

Cette situation s’inscrit dans un contexte de tensions politiques croissantes autour de la gestion des finances publiques. Les débats sur le budget ont déjà suscité des déclarations fortes de la part de plusieurs groupes parlementaires. La loi de finances rectificative devrait être reprise en session plénière dans les prochaines semaines, mais la position de Pastef pourrait retarder son adoption. L’Assemblée nationale reste donc au centre d’un débat crucial sur l’avenir du pays.