Le Premier ministre sénégalais, Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô, a affirmé dans un entretien avec France 24 qu’il demeure convaincu d’un accord possible autour du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026. Le texte, rejeté le 23 octobre par les députés du Pastef, le parti majoritaire à l’Assemblée nationale, reste au cœur des discussions.

Le chef du gouvernement a souligné l’importance de l’intérêt supérieur de la Nation dans les négociations. Il a insisté sur la nécessité d’un dialogue constructif entre les parties, rappelant que l’objectif est de trouver une solution qui serve le pays. « Je reste convaincu que nous pouvons nous entendre», a-t-il déclaré, en mettant l’accent sur la volonté de compromis.

Cette loi, qui vise à ajuster les prévisions budgétaires, est cruciale pour la stabilité financière du Sénégal. Son adoption a été bloquée par le Pastef, qui jugeait le projet insuffisant. Le Premier ministre a reconnu les divergences, mais a insisté sur la possibilité d’un consensus.

La situation rappelle les tensions récurrentes entre le gouvernement et les députés sur des questions budgétaires. La LFR 2026 est un sujet sensible, car elle touche à la gestion des ressources publiques et à la répartition des finances nationales. Le dialogue reste donc essentiel pour éviter un blocage prolongé.

Cette crise politique met en lumière les défis de la gouvernance sénégalaise, où les divergences entre les acteurs politiques peuvent affecter la mise en œuvre des politiques publiques. Le Premier ministre a laissé entendre qu’il reste ouvert à des négociations, mais la voie vers un accord reste incertaine.