L’ancien Premier ministre sénégalais Idrissa Seck a rompu son silence politique mardi 27 octobre 2026, lors d’un point de presse à Dakar. Il a dénoncé la gestion des nouvelles autorités, deux ans et demi après l’élection présidentielle de mars 2024.
Il a dressé un bilan sévère de la crise économique et institutionnelle, accusant les dirigeants de dérives et de déstabilisation. « La situation est critique, les décisions sont mal orientées», a-t-il affirmé. Il a également appelé à un sursaut républicain, soulignant l’urgence d’une reprise de la stabilité.
Son retour a été salué par les militants de son parti Rewmi, qui avaient attendu un message depuis plus de deux ans. Cheikh Guèye, un fidèle du mouvement, a exprimé son espoir. « Depuis 2024, on vivait dans le désespoir», a-t-il déclaré.
L’ancien chef du gouvernement d’Abdoulaye Wade a également rejoint le Front pour la défense de la République, un mouvement politique qui vise à restaurer l’ordre constitutionnel. Cette alliance a suscité des réactions dans les milieux politiques.
La crise institutionnelle et économique sénégalaise s’aggrave, avec des tensions entre les institutions et des manifestations régulières. Idrissa Seck, qui a été Premier ministre de 2007 à 2012, a désormais un rôle central dans les débats politiques. Son retour marque un tournant dans la vie politique du Sénégal.























