Ndèye Leïla Sow, présidente de l’Union pour le progrès et le renouveau du Sénégal, a été placée en garde à vue par la Division spéciale de cybersécurité (DSC). Cette mesure a été prise après son audition, suite à une plainte déposée par l’association And Samm Jikko Yi. La plainte porte sur des propos tenus par la présidente sur la chaîne de télévision Public SN TV.

La DSC a confirmé avoir ouvert une enquête sur ces déclarations, jugées diffamatoires. Ndèye Leïla Sow, âgée de 52 ans, est soupçonnée d’avoir diffusé des informations fausses ou inexactes, selon les accusations formulées par l’association. Les autorités enquêtent pour déterminer si ces propos constituent une violation de la loi sur la protection des données ou une atteinte à la réputation.

Cette affaire relève d’un contexte plus large de tensions politiques au Sénégal, où les débats sur la liberté d’expression et la responsabilité des leaders politiques se font de plus en plus fréquents. L’UPR, parti politique influent, a récemment été au centre de controverses liées à des déclarations publiques. La situation soulève des questions sur la limite entre critique politique et diffamation.

La DSC a précisé que l’enquête est en cours et que les résultats ne seront communiqués que lorsqu’elle sera conclue. Ndèye Leïla Sow a refusé de commenter publiquement la mesure, préférant attendre l’issue des investigations.