La crise entre l’Exécutif et l’Assemblée nationale a pris une dimension nouvelle avec le rejet du projet de loi de finances 2026 (PLFR 2026). Ce texte prévoyait un budget de 1 115,7 milliards de francs CFA pour les investissements dans les infrastructures essentielles comme les hôpitaux, les routes, l’eau et l’électrification. L’Assemblée nationale a refusé de le valider, mettant ainsi en péril la mise en œuvre de ces projets.
L’ancienne Première ministre Aminata Touré a affirmé que l’image du Président reste intacte malgré les tensions. Elle a souligné que les débats parlementaires, bien que conflictuels, ne remettent pas en cause la légitimité du pouvoir exécutif. Cependant, le gouvernement a réagi en rassurant que l’action administrative continuera malgré le blocage législatif. Aly Ngouille Ndiaye, ministre de la Justice, a indiqué que des mesures alternatives seraient mises en place pour garantir la réalisation des projets prioritaires.
Le PLFR 2026, initialement adopté en 2023, a été soumis à l’Assemblée nationale en janvier 2024. Les débats ont rapidement dégénéré en conflit entre les députés et le gouvernement, avec des accusations d’incompétence et de manque de transparence. Les députés ont notamment contesté le montant des investissements prévus, jugé insuffisant pour les besoins du pays.
Cette crise s’inscrit dans un contexte plus large de tensions entre le pouvoir exécutif et le législatif. Depuis plusieurs mois, des divergences se sont multipliées sur des questions budgétaires et politiques. Le rejet du PLFR 2026 pourrait marquer un tournant dans la relation entre les deux branches du pouvoir, avec des conséquences potentielles sur la stabilité politique et économique du pays.
























