La Commission des finances de l’Assemblée nationale a rejeté à nouveau le projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026, après deux rejets précédents. Le gouvernement accuse la commission d’avoir falsifié son rapport, affirmant que les propos rapportés ne correspondent pas à la réalité des débats.
Abdou Mbow, un député, a déclaré que le rapport de la commission contient des faits inexactes et des déclarations non authentiques. Il a affirmé que ces éléments sont contraires aux discussions tenues lors des séances. Le ministre du Budget, Cheikh Diba, a également dénoncé le rapport comme « infidèle» aux débats, soulignant des incohérences entre les propos rapportés et ceux tenus en séance.
La séance plénière a été marquée par des échanges tendus entre le gouvernement et la commission des finances. Les ministres ont récusé plusieurs points du rapport, affirmant qu’ils n’avaient jamais exprimé les propos attribués à eux. La majorité du groupe parlementaire a rejeté le projet de loi, ce qui met en lumière les tensions persistantes entre les deux instances.
La LFR 2026 est un projet crucial pour le budget national, et ces rejets successifs montrent la difficulté du gouvernement à obtenir un accord sur les finances. Ces tensions reflètent une situation politique complexe, où les débats budgétaires deviennent des points de friction entre les différents acteurs politiques. La situation rappelle les tensions similaires observées lors des lois de finances précédentes, marquées par des divergences entre le gouvernement et les commissions parlementaires.

















