Le procès de l’étudiant Fallou Sène, mort huit ans plus tôt lors d’affrontements à l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, s’est ouvert à Dakar. Le tribunal militaire a entendu les parties prenantes, après une longue attente. Le parquet a requis un an de prison ferme contre le capitaine Serigne Moustapha Sané, soupçonné d’avoir participé aux violences. Le délibéré du tribunal est fixé au 27 novembre.

L’affaire, qui a marqué un tournant dans la mémoire collective sénégalaise, a connu des débats publics et des manifestations. Les familles de la victime et des activistes avaient demandé justice. Le procès, longtemps reporté, a enfin pu avoir lieu après des années d’attente. Le capitaine Sané est mis en cause dans les violences qui ont suivi une manifestation étudiante.

L’incident de 2018 a suscité une vive réaction dans la société sénégalaise. Des manifestations ont eu lieu à Dakar et à Saint-Louis. L’affaire a été suivie par les médias et les associations de défense des droits de l’homme. Le procès est considéré comme un moment clé dans la lutte pour la transparence et la justice dans les institutions étatiques.

Le cas de Fallou Sène reste un symbole des tensions entre les forces de l’ordre et les mouvements étudiants. La poursuite du capitaine Sané montre que les autorités cherchent à répondre aux attentes des familles et de la société. L’issue du procès restera un point d’attention pour les observateurs de la justice sénégalaise.