La Loi de finances rectificative (LFR) a été rejetée par la majorité parlementaire au Sénégal, sans être examinée au fond, a indiqué une dépêche. Cette décision a suscité une vive réaction de l’opposition, qui accuse le gouvernement de manœuvres politiques et de manque de transparence.
L’opposition a organisé une réunion d’urgence pour dénoncer le rejet du projet, estimant qu’il s’agit d’un acte de sabotage. Elle a notamment déclaré que le gouvernement a escamoté le budget, créant une crise factice. Le chef de file de l’opposition, Takku Wallu Sénégal, a accusé le parti au pouvoir, Pastef, de mauvaise gestion et de manque de vision.
La CDS, un autre parti d’opposition, a appelé à un vaste front pour sauver le Sénégal, affirmant que le rejet de la LFR est un signe d’une crise politique profonde. Elle a également demandé la dissolution de l’Assemblée nationale, en affirmant que celle-ci est devenue un instrument de gouvernement illégal.
Cette crise politique s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre le pouvoir et l’opposition. Les élections anticipées sont devenues une exigence récurrente, avec des appels répétés à la démocratie et à la stabilité. La situation pourrait se complexifier si les tensions ne sont pas résolues rapidement.















