L'ancien directeur général de l'Agence de gestion du patrimoine bâti de l'État (AGPBE) et de la Société de gestion des biens publics (SOGEPA), Yaya Abdoul Kane, a révélé lors d'une audition devant la Commission d'enquête parlementaire l'ampleur des arriérés locatifs dans le patrimoine immobilier de l'État.
Selon ses déclarations, le système de gestion des biens immobiliers publics est marqué par des retards dans le recouvrement des loyers. Ces arriérés, qui s'élèvent à plusieurs centaines de millions de francs CFA, affectent la capacité de l'État à maintenir et à moderniser ses infrastructures.
Le révélations de M. Kane viennent s'ajouter à des informations précédentes sur la cession de deux villas à Serigne Bassirou Guèye, sur instruction du président Macky Sall. Ces transferts, qui ont suscité des critiques, illustrent une gestion des biens publics perçue comme opaque et inéquitable.
Le patrimoine bâti de l'État, composé de résidences, d'hôtels et d'autres bâtiments, joue un rôle crucial dans la mise en œuvre des politiques publiques. Cependant, la gestion inefficace de ces actifs soulève des questions sur la transparence et la responsabilité des autorités.
Cette situation rappelle des tensions antérieures sur la gestion des biens publics, avec des débats autour de la modernisation des méthodes de recouvrement et de la lutte contre la fraude. Les députés continuent d'exiger des réformes pour garantir une meilleure exploitation des ressources de l'État.
























