Bécaye Diop, directeur général de l'Anam (Agence nationale de la mer) de novembre 2024 à juillet 2026, a dévoilé des résultats d'une enquête interne sur la flotte industrielle de pêche. Selon ses déclarations devant les députés, 271 navires étaient immatriculés, dont 258 ont été radiés pour des irrégularités.
L'audit a mis en lumière des cas présumés de sénégalisation fictive de navires, une pratique consistant à attribuer à des bateaux étrangers une nationalité sénégalaise pour bénéficier de certaines facilités réglementaires. Des anomalies ont également été constatées dans les registres de jaugeage, qui déterminent la capacité de charge des navires.
Cette révélation intervient après des soupçons persistants sur la transparence de la gestion de la pêche. L'Anam a affirmé avoir pris des mesures pour corriger ces pratiques, mais l'impact sur la flotte de pêche sénégalaise reste à évaluer.
La question de la réglementation de la pêche a longtemps été au cœur des débats politiques. Des rapports précédents avaient déjà signalé des difficultés dans la surveillance des activités maritimes. La publication des chiffres par l'Anam pourrait marquer un tournant dans la lutte contre les fraudes liées à la pêche.



























