Près de huit patients sur dix atteints de cancer de la prostate sont diagnostiqués à un stade avancé au Sénégal, selon des données récentes. Le professeur Racine Kane, chirurgien urologue à l’hôpital Principal de Dakar, souligne que ce retard dans le diagnostic réduit fortement les chances de guérison.
Le cancer de la prostate reste un problème majeur en matière de santé publique au pays. Selon le spécialiste, la plupart des cas ne sont détectés qu’après que la maladie a déjà évolué. Cette situation s’explique par des facteurs liés à l’accès aux soins, à la sensibilisation du public et à la rareté des examens spécialisés.
Le retard dans le dépistage est un enjeu crucial. Les symptômes du cancer de la prostate sont souvent discrets, ce qui conduit à une sous-estimation de la maladie. Dans de nombreux cas, le diagnostic n’est réalisé qu’après des complications graves. Cette réalité met en lumière un besoin urgent d’améliorer l’offre de soins et de renforcer la prévention.
Le cancer de la prostate est l’une des principales causes de mortalité liée au cancer chez les hommes. En Afrique de l’Ouest, le Sénégal fait face à une montée en puissance de cette maladie, en raison de facteurs socio-économiques et d’une faible couverture sanitaire. La sensibilisation et l’accès à des examens réguliers restent des priorités pour lutter contre cette épidémie.














